
DÉGRADATION DES TERRES : LE SÉNÉGALAIS CHEIKH MBOW PORTÉ À LA TÊTE D’UN COMITÉ DE L’ONU

Le Sénégal décroche une nouvelle reconnaissance internationale dans le domaine de la gestion durable des terres. Le professeur Cheikh Mbow, directeur général du Centre de Suivi Écologique (CSE), a été élu, ce lundi 17 août 2026 à Oulan-Bator, en Mongolie, à la présidence du Science-Policy Interface (SPI) de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (UNCCD). Il dirigera cette instance pour un mandat de quatre ans.
Cette élection intervient en marge de la 17e session de la Conférence des Parties (COP17) de l’UNCCD. Réuni dans la capitale mongole, le Comité Science-Policy Interface a officiellement confié au scientifique sénégalais la responsabilité de conduire ses travaux pour la nouvelle période intersessions.
Le SPI constitue un mécanisme central de l’UNCCD. Il a notamment pour mission de rapprocher les connaissances scientifiques des processus de décision, en mettant les données et les résultats de la recherche au service des politiques publiques et des actions de terrain contre la désertification, la dégradation des terres et la sécheresse.
À la tête de cette instance, le Pr Cheikh Mbow aura ainsi pour responsabilité de contribuer à la coordination et à l’orientation des travaux scientifiques destinés à éclairer les décisions des États. Son mandat devra également accompagner les efforts internationaux en faveur de la neutralité en matière de dégradation des terres (NDT), à travers une meilleure intégration des connaissances scientifiques dans la conception et la mise en œuvre des politiques publiques.
Cette nouvelle configuration du SPI s’inscrit dans les orientations adoptées lors de la COP16 tenue à Riyad. Celles-ci prévoient notamment que les futurs programmes de travail de l’Interface Science-Policy soient désormais établis sur une période de quatre ans, correspondant à deux périodes intersessions.
L’élection du directeur général du CSE constitue une reconnaissance de son expertise scientifique, mais également de celle du Sénégal dans les domaines du suivi environnemental, de la gestion durable des ressources naturelles et de la lutte contre la dégradation des terres.
Elle vient aussi mettre en lumière le rôle du Centre de Suivi Écologique dans la production et la valorisation des données environnementales au service de la décision publique. À travers son directeur général, l’expertise sénégalaise se retrouve ainsi placée au cœur d’un mécanisme international majeur consacré à la lutte contre la désertification et les effets de la sécheresse.
Dans un contexte marqué par l’accélération de la dégradation des terres et les effets du changement climatique, cette présidence devrait renforcer la place de la science dans l’élaboration des réponses internationales. Le Pr Cheikh Mbow devra notamment contribuer à favoriser des politiques fondées sur les données scientifiques, à renforcer la résilience des territoires et à soutenir les initiatives de restauration et de gestion durable des terres.





