
DISSOLUTION DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE : AMADOU BA RAPPELLE LES RISQUES POLITIQUES D’ÉLECTIONS ANTICIPÉES

Invité de l’émission « En Vérité » sur Radio Sénégal, le député de Pastef les Patriotes, Amadou Ba, s’est prononcé sur l’éventualité d’une dissolution de l’Assemblée nationale par le président de la République. Selon lui, la dissolution relève bien des prérogatives du chef de l’État, mais son éventuelle décision d’organiser des élections législatives anticipées comporte des conséquences politiques qu’il convient de prendre en compte.
« C’est une prérogative du président de la République », a d’abord rappelé le parlementaire, soulignant que la dissolution de l’Assemblée nationale s’est déjà produite par le passé. Amadou Ba estime toutefois qu’il n’est pas question, pour les députés, de spéculer sur la décision que pourrait prendre le chef de l’État.
Interrogé sur une éventuelle préparation des députés de Pastef à une dissolution, Amadou Ba assure que cette question relève avant tout de la responsabilité du président de la République.
« On ne va pas spéculer sur s’il va en user ou pas », a-t-il déclaré, avant d’évoquer les enseignements qu’il tire des sciences politiques concernant les conséquences d’un scrutin ou d’un référendum perdu par le chef de l’État.
Selon lui, dans une logique politique inspirée de la pratique gaullienne, un président qui soumet une réforme à référendum et voit le « non » l’emporter devrait en tirer les conséquences politiques, allant jusqu’à la démission. Il en serait de même, estime-t-il, en cas d’élections législatives anticipées remportées par une majorité opposée au président.
Amadou Ba évoque également les conséquences institutionnelles d’une éventuelle défaite du camp présidentiel lors de législatives anticipées. Selon lui, si le camp présidentiel perd le scrutin, « la liste de la majorité » arrivée en tête devrait être appelée à former le nouveau gouvernement.
Une situation qui pourrait modifier profondément les rapports de force entre l’Exécutif et le Parlement et ouvrir une nouvelle séquence politique.
Pour autant, le député de Pastef refuse de considérer une éventuelle dissolution comme un pari que son camp devrait anticiper. « Ce n’est pas notre affaire. C’est le président qui prend ses décisions », a-t-il conclu.





